La petite fille de Manchester

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Moi, j'imaginais la vie avec le papier peint de Mamie, tous ces cubes orange et jaune, tantôt semblant sortir du mur, tantôt s'enfonçant.
Un jour, je lui avais demandé : - Dis, Mamie, ces cubes sur le mur, ils rentrent ou ils sortent ? - Tout dépend de la perspective, avait-elle répondu. - C'est quoi ça, la perspective ? Sa main avait pressé la mienne : - C'est la façon dont on décide de voir les choses. Le père d'Angela s'est noyé quand elle avait cinq ans. Sa sœur en avait trois, sa mère vingt-cinq. Elles vivaient dans la Manchester industrielle, où l'argent manquait.
Mais les voisins et les amis étaient chaleureux dans ces années soixante-dix. Un nouveau père a fait son apparition, et un nouveau parfum a envahi la maison, un parfum de ragoût, d'oignon et de peur. Pendant que les coups et la vaisselle pleuvent au milieu des hurlements, Andrea s'enferme dans sa chambre et noie sa douleur dans les livres. L'écriture, l'instruction et le rêve d'un futur deviennent ses meilleurs alliés.
Violence, sexe, claustrophobie, solitude. Pourtant, la narratrice en tire une évocation lumineuse, excellant à transcrire les gaucheries de l'adolescence, les cocasseries du dialecte local, la rudesse du langage des adultes. Ce récit autobiographique, marqué par la grâce d'une petite fille qui choisit de regarder le monde à sa façon, a la puissance des chroniques sociales anglo-saxonnes, de David Copperfield aux films de Ken Loach.
Ces mémoires de violence, de maltraitance, de racisme et de pauvreté sont fascinantes et poétiques. NEW YORK TIMES BOOK REVIEW.

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Fiche technique

Auteur
Andrea ASHWORTH
Éditeur
RAMSAY
Format
Broché/Relié
Nb. de pages
334
Date de parution
Juin 2000
ISBN
2-84114-476-3